Nicolas Bouchard – « L’Empire de Poussière – Tome 2 »

« L’Empire de Poussière – Tome 2 » – Nicolas Bouchard – 2013 – Editions Mnémos

La situation, dans l’Empire de Poussière, est toujours désespérée. La chute des structures ne ralentit pas et les armées du Régent se préparent à la guerre. Les jumeaux, recueillis par un vaisseau ami, ont encore tout à prouver et ne savent pas s’ils sont les parfaits tant attendus. Heimir, vendu comme esclave, se joint à Mechtilde la Rouge avec, l’espoir fou, de retrouver Eïla. Le temps commence à manquer. Les forces Dokkalfars et Ljosalfars, prêtes à s’affronter, se mettent en mouvement. De cette guerre dépend l’avenir de l’Empire. L’espoir existe. Même s’il est ténu.

Ce second volet nous replonge dans les méandres de cet Empire poussiéreux. Nous y retrouvons nos différents héros où nous les avions laissé à la fin du premier tome. A chacun est dédié un livre « à l’intérieur du livre ». Leurs histoires se poursuivent donc sans se croiser. Enfin presque car, dans la première partie, nous retrouvons Mechtilde la rouge, femme pirate au sang et au cœur froids, aux prises avec la flibuste dans sa presque totalité. Pour s’en sortir, elle se voit obligée d’acheter Heimir, réduit en esclavage suite à l’échec de la capture d’Eïla. Ces deux personnages partagent donc les mêmes pages mais, pour le reste, ce sont presque des histoires séparées les unes des autres. Ce n’est pas mal même si le récit aurait peut-être gagné en vivacité et en rebondissements efficaces en entrecroisant les différentes destinées.

L’un de ces livres est dédié à l’enseignement d’une Mundilfoeri. L’auteur nous présente sa vie de recluse et explique quels moyens sont mis en oeuvre pour qu’elle et ses compagnes magiciennes soient totalement dédiées à leur vocation sans poser ni question, ni problème. Pour les enseignants, bien entendu. Et donc pour Odmar, le cruel régent et le premier bénéficiaire des pouvoirs de maîtrise du temps et de l’espace de ces ignorantes prisonnières. Ce texte aurait pu être long et lent car décrire la vie d’une recluse n’a pas le côté romanesque et haletant que peuvent avoir, par exemple, les combats entre les vassaux pirates et les bâtiments de l’Empire. Cependant, on ne s’y ennuie pas même si la naïveté de notre magicienne, recherchée par l’auteur, agace parfois.

Bref, tout se déroule plus ou moins comme prévu. Les parfaits se retrouvent en compagnie de leur oncle, principal ennemi du régent, et se voient rapidement confrontés à leur destin. Heimir s’associe à la plus célèbre femme pirate. Ses cousins essayent de s’en sortir parmi les tâches, ingrates, que leurs supérieurs daignent bien leur confier. Notre Mundilfoeri s’adapte. Et puis, paf. Comme un choc, le lecteur est, de mon avis, confronté à une incohérence. Qui occupe le dernier tiers du livre. J’en suis encore étonné et, à tout dire, assez déboussolé. Bien entendu, cette trilogie, même si elle est originale par son univers et son ambiance en quasi vase clos, ne révolutionne pas le genre. Mais elle est agréable à suivre et à lire. Enfin, elle l’était jusqu’à cet étrange développement. Je n’en dirai pas plus de façon à ne pas révéler d’éléments de l’histoire à ceux ou celles qui voudraient lire cet ouvrage. Cependant, je peux déjà affirmer que la crédibilité, toute relative, nous sommes d’accord, vu qu’il s’agit de littérature de l’imaginaire, en prend un coup et me laisse un peu froid à l’idée de prolonger la lecture de ces aventures. Nous verrons bien. D’ici quelques jours, vous aurez réponse à cette question. Aurai-je clôturer cette trilogie ? A voir…

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