Terry Pratchett – « Le Huitième Sortilège »

« Le Huitième Sortilège » – Terry Pratchett – 1998 – Pocket

Le Disque-Monde est en émoi. Une étoile rouge dont la taille ne cesse d’augmenter menace de le percuter rendant sa survie précaire voire incertaine. La seule personne capable de changer le cours de ces dramatiques événements est non seulement perdue aux confins du Disque-Monde mais en plus, elle se trouve être un magicien calamiteux. Rincevent, car c’est de lui qu’il s’agit, ne le sait pas encore mais, quelque part au fond de lui, il détient la clé. La solution. Qui doit faire disparaître cette astrale menace. Ouais, c’est pas gagné cette histoire…

Suite des aventures de Rincevent, sorcier désenchanté aux talents magiques aussi rares qu’efficaces, et de Deuxfleurs, le riche touriste, naïf et bienveillant. Ils ne savent pas pourquoi mais ils sont toujours sur le Disque-Monde. Alors que, dans le précédent tome, ils avaient sauté par dessus ses bords. Pour échapper à de mystiques meurtriers. Mais, d’une pirouette magique, les voici de retour chez eux. Enfin, presque chez eux. Pour le moment, ils sont perdus dans une forêt aux arbres qui parlent et poursuivis par des hordes de magiciens. Ils ne comprennent pas pourquoi mais sans doute que toute cette histoire est liée à cette étoile. Rouge et dangereusement proche. Car oui, ça, ils l’ont remarqué. Cette étoile, elle se rapproche. Inexorablement. Et ça commence doucement à les troubler.

Dans ce second volet, on retrouve avec joie nos deux bras cassés. Pour une aventure toujours plus « hurluberluesque », dans un monde que l’on pourrait croire sans fin. Mais, à la différence appréciable du premier tome, l’histoire est ici plus cohérente et moins éparpillée. Il y a un fil rouge plus clair auquel il est facile, pour le lecteur, de s’accrocher. Il n’y a plus cette impression de fouillis. De trop longue introduction en guise de présentation d’un monde que l’auteur veut riche, varié et infini. Et, comme dit, c’est appréciable car l’histoire se lit plus aisément et elle est plus enthousiasmante car on est à la poursuite d’un dénouement que l’on sait arriver.

La galerie de personnages est, quant à elle, toujours aussi folle et toujours aussi riche. Il y a donc Rincevent et Deuxfleurs. Bien entendu. Il y a le vorace bagage. A l’humeur toujours aussi versatile. Et puis il y a Cohen le Barbare. Le héros sans peurs et sans reproche. Édenté et octogénaire. Trymon le magicien cruel et ambitieux. Herrena l’héroïne sexy malgré elle. La Mort, toujours là. Désabusée mais ponctuelle. Et cette foule de vieux sorciers accrocs aux cigarettes roulées. Et ce marchand dont la boutique apparaît et disparaît au gré de ses envies. Tous fous. A leur façon. Et puis il y a l’étoile. Rouge. Brillante et menaçante. Aux origines inconnues. Mais au potentiel destructeur bien réel. Apporte-t-elle mort et chaos ? Ou est-elle signe de renaissance et d’espoir ?

Je suis content d’avoir lu ce second volet car lui et « La Huitième Couleur » m’ont permis d’enfin mettre les pieds dans cet univers déjanté. D’enfin faire la connaissance de certains de ses habitants. Et de savoir qu’il me sera possible et très facile de m’y replonger dans les prochaines semaines ou les prochains mois en fonction de mes envies de lecture et sans devoir respecter d’ordre précis. Ce qui compte, c’est le Disque-Monde. Et son univers sans limites. Tout sera donc possible.

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