Mark Gatiss – « Le Club Vésuvius »

« Le Club Vésuvius » – Mark Gatiss – 2015 – Bragelonne

Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés et qu’aucune piste ne se détache, c’est qu’il est temps de faire appel à Lucifer Box. Agent secret de Sa Majesté et dandy patenté, lui seul possède les armes, le talent et le bagou pour résoudre cette affaire qui s’avérera aussi dangereuse que sulfureuse. Entre Londres et Naples, l’enquête sera menée tambour battant. Mais toujours avec flegme et sang-froid.

Ce livre est une plongée dans un univers « so British » où la politesse flirte avec la flagornerie et où les coups sont donnés, et reçus, avec le petit doigt levé et un sourire en coin. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que Mark Gatiss, l’auteur de ce bel ouvrage, n’est autre que l’un des principaux scénaristes de « Sherlock », la célèbre série télévisée. Les points communs entre elle et ce livre sont d’ailleurs nombreux mais ce n’est absolument pas déplaisant car, dans ces pages, s’est glissé un côté légèrement subversif que je pense savoir absent de la série. Mais le côté prétentieux du héros est bien présent. Tout comme son goût prononcé pour les convenances et le savoir vivre. L’humour, piquant, et un dévouement sans faille font aussi partie des caractéristiques de Lucifer. Attachant malgré tout. Et coureur. Ce que Sherlock n’est pas.

A la lecture de ce livre, et au vu du déroulement de l’intrigue, je n’ai pu m’empêcher de penser à deux héros de la littérature ô combien célèbre. L’un a conquis ses lettres de noblesse au grand écran. L’autre a une chanson qui porte son nom. Je veux bien entendu parler de James Bond et de Bob Morane. La ressemblance avec le premier semble évidente. Agent secret. Porté sur les bonnes manières. Et briseur de cœur et de complots. Lucifer Box est une sorte de « 007 » de la Belle Epoque. Les points communs avec le second sautent moins aux yeux et je prends la responsabilité de ce rapprochement. Morane a fait irruption dans mes pensées durant ma lecture car l’élément « méchant tellement mégalo qu’il en est presque risible » m’a rappelé certains adversaires du célèbre aventurier. Vous l’aurez donc compris, nous avons affaire à une histoire d’espionnage et de complot visant à détruire le monde. Enfin, non, pas le monde. Une petite partie seulement. Mais quand même…

C’est plaisant car l’auteur fait vivre ses personnages au début du 20ième siècle et ses descriptions de l’époque sont immersives. C’est plaisant car les touches d’humour sont justes et bien senties. Placées avec un goût très anglais. Et c’est plaisant car c’est très bien écrit. Même si c’est une traduction. On sent un amour des mots et de leur juste utilisation. Une érudition discrète et bienvenue. Le texte se lit vite et bien. Et c’est avec plaisir que j’ai appris qu’existaient d’autres aventures de cet étrange héros. Je les lirai avec plaisir car cette lecture a été un vrai moment de détente et de distraction.

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