Fabrice Colin – « Arcadia – l’intégrale »

« Arcadia – l’intégrale » – Fabrice Colin – 2014 – Bragelonne

Arcadia. Monde où la réalité n’est que songes et rêveries. Où les ministres et les rois sont peintres ou poètes. La mort n’y existe pas et le futur y est interdit. Nous sommes en 1872 et d’étranges événements viennent troubler la sérénité de Londres, la fantasmagorique capitale. Une neige bleue. Un bateau fantôme. Une disparition royale. Rossetti, le célèbre peintre, et ses amis sentent qu’ils sont au début de quelque chose d’important. Plus d’un siècle plus tard, dans un Paris inondé, quatre jeunes passionnés d’art victorien entendent cet appel d’outre-monde.

La couverture, magnifique, a immédiatement attiré mon regard. Et ce n’est pas la première fois qu’un ouvrage de cette collection produit sur moi cette attraction presque fatidique. Presque car, jusqu’à très récemment, je n’avais jamais craqué. Jamais je n’avais dépassé le stade de la prise en main d’un de ces ouvrages et de la lecture du quatrième de couverture. Toujours, je le redéposais. Pour passer à autre chose. Comme si je n’osais pas aller plus loin. Comme si je ne voulais pas être déçu. Car de telles couvertures ne peuvent pas admettre de contenu médiocre. En tout cas, dans mon esprit. Dès lors, je ne voulais pas prendre le risque de trouver un récit de cette collection moyen voire mauvais. Cependant, ici, j’ai sauté le pas. Petite prise de risque aux conséquences mineures. Qu’allais-je penser de ma première vraie expérience Steampunk ?

Allons droit au but : le sentiment qui prévaut est la déception. Déception car je n’ai jamais été transporté par ce récit aux contours pourtant prometteurs. Je l’ai trouvé brouillon, abscons et inabouti. Trop de références rendent parfois illisibles les motivations de l’auteur. L’absence de liens entre certains protagonistes, entre les deux mondes, complique la compréhension et brouille inutilement le récit. Je me suis perdu entre Alice au Pays des Merveilles et Dracula, entre Jack l’Éventreur et Arthur et ses chevaliers. Une impression de vouloir trop en faire, trop écrire pour être certain que le lecteur comprenne bien les tenants et aboutissants de l’oeuvre alors que l’effet obtenu est exactement le contraire. On se perd dans un labyrinthe littéraire où les éléments s’entrechoquent et s’annulent galvaudant l’effet recherché. C’est dommage. Sauf que je vais suivre ce précieux conseil que l’on donne aux enfants lorsqu’ils tombent à vélo. Le plus important, est d’immédiatement remonter en selle pour ne pas rester sur un sentiment négatif. Voire douloureux. Je vais faire pareil. Je vais me procurer un autre livre de cette collection. Pour conjurer le sort.

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