Tim Willocks – « La Religion »

« La Religion » – Tim Willocks – 2009 – Sonatine Editions

1565, les chevaliers de Malte s’apprêtent à subir un long et sanglant siège de la part des armées turques. Cet archipel deviendra soit le symbole de l’héroïque résistance de « La Religion », soit un nouveau bastion musulman à la gloire de Soliman le magnifique. Dans cet enfer à venir, Mattias Tannhauser, ancien janissaire, s’engage pour remplir une promesse. Retrouver un fils. Abandonné dès la naissance. Le prix à payer sera conséquent. Riche de larmes et de sang.

Ce livre est arrivé dans ma PAL par hasard. Presque par accident. Je n’avais entendu parler ni de l’auteur ni de l’ouvrage. A la lecture du quatrième de couverture et de quelques critiques ci et là, il apparaissait évident qu’un tel bouquin n’aurait pu que me plaire. Tant pour ses aspects historiques que pour sa partie plus romancée comparée aux meilleurs œuvres existantes. Pourtant… Pourtant j’ai rapidement déchanté. Vendu comme un livre à la poésie, l’intrigue et la puissance d’une oeuvre majeure, il m’est plutôt apparu comme un roman aux innombrables longueurs, aux propos geignards et autres bons sentiments abêtissants, ainsi qu’à quelques incohérences malvenues. Peu de choses sont à sauver. Et c’est bien dommage.

L’une de ces choses est le volet historique. On sent que l’auteur est bien documenté et qu’il a un réel intérêt pour l’épisode, sombre et dur, des guerres de religion post Moyen-Âge. Avec ses combats sanglants et inhumains, ses intrigues de palais et son intolérance généralisée. C’est intéressant et enrichissant. Pour le reste, il m’est difficile de noter d’autres points positifs. Les personnages, par exemple. Ils sont ternes et on ne s’y attache que difficilement. Ils manquent de crédibilité et d’envergure. L’auteur n’arrive pas à les rendre conséquents et cohérents et ils sombrent trop souvent dans l’expression de sentiments à la Barbara Cartland. C’en est indigeste. Par moment. La qualité d’écriture quant à elle est assez pauvre. Mais je ne sais pas si ce constat est dû à la traduction ou à l’auteur directement. Entre répétitions et longueurs, il m’a parfois été ardu de tourner les pages et d’avancer dans ma lecture. Bref, mon impatience pour débuter un nouveau livre est à la hauteur de ma déception. Gigantesque.

4 réflexions sur “Tim Willocks – « La Religion »

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  2. Ah mince, Lutin82 en avait fait une critique très élogieuse et j’étais donc très enthousiaste face à ce livre. Ton avis viens refroidir mes ardeurs. Je reste à l’affût mais avec un peu plus de prudence. Merci pour ce retour de lecture.

    • J’avoue que cette critique est sans doute un peu rude mais elle est à la mesure de la déception que j’ai ressenti en tournant les pages. Cependant, je pense qu’il y a moyen d’y trouver son compte malgré tout. Je serai curieux de lire ton avis en tout cas.

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