David Gunn – « Le Faucheur »

« Le Faucheur » – David Gunn – 2008 – Bragelonne

Sven Tveskoeg est un ancien légionnaire. Seul survivant d’une attaque de Ferox.  Presque humain. Mais pas tout à fait. Recruté par les Faucheurs pour ses qualités de tueur, son intelligence militaire et sa vision singulière du respect de la hiérarchie, il se verra confier des missions délicates qui tourneront, quoiqu’il arrive, en bain de sang. Mais ce n’est pas de sa faute. Les autres ne savent pas mourir proprement. Indélicats qu’ils sont. De massacre en massacre, ses sanglantes péripéties le conduiront au sommet. Même s’il s’en fout.

Sur le site de l’éditeur, ils font référence à Starship Troopers pour présenter ce roman. Violent et sanglant. Et c’est assez bien vu. De mon côté, je n’ai pu m’empêcher de penser au Bourbon Kid. Pour son côté froid, cruel et sans pitié, bien entendu, mais aussi pour une sorte de loyauté singulière qui sort largement des sentiers battus. Elle est cependant bien présente ce qui rend ces héros sanguinaires sympathiques malgré qu’ils soient d’une rare violence, coupables d’innombrables meurtres et tueries. Par contre, au niveau qualité d’écriture, rythme et humour noir, j’ai une nette préférence pour les aventures, bien différentes il est vrai, de notre amateur de bourbon.

Cependant, cette lecture a été très agréable. Même si je ne suis, a priori, pas fan de ce genre de littérature. Ce qui est surtout dû à mon ignorance du genre plutôt qu’à un désintérêt. De ce que j’en sais, il s’agit d’un livre de Science Fiction de qualité où violence, sexe et humour noir se répartissent les rôles avec bonheur. Ce qui m’a plu. Notre anti-héros passe de l’un à l’autre. Question de survie. Il paraît d’ailleurs que l’auteur s’est un peu inspiré de son propre parcours, privé et professionnel, pour le caractériser. Mythe ou réalité ? On a presque pas envie de le savoir. Quoiqu’il en soit, on s’attache à ce personnage car on remarque quelques fêlures sous ses abords brutes et bourrus.

L’univers du bouquin a des côtés Mad Max. De planète en planète, on découvre des villes tentaculaires où la pauvreté et la crasse se taillent la meilleure part du gâteau. On la sent d’ailleurs, cette crasse. Cette lourdeur dans un Empire brutal où l’individu n’existe que comme membre insignifiant. L’armée est la référence. Le reste ne compte pratiquement pas. Que les gens se débrouillent. Dans un tel monde, impossible de ne pas tomber dans une violence banalisée. On s’imprègne de cette ambiance et on se laisse porter par les écrits de l’auteur. Assez facilement.

Cet ouvrage est le premier tome d’une série. Je ne pense pas la poursuivre. Décision due principalement à ma PAL à rallonge. Pas à la qualité du livre et de l’histoire. Peut-être qu’un jour, je me replongerai dans les aventures sanglantes des Aux’ et de leur chef.

2 réflexions sur “David Gunn – « Le Faucheur »

  1. Dommage de ne pas poursuivre une série qu’on a pourtant appréciée. Perso j’ai la version 10 ans, 10 romans, 10€ de Faucheur mais je ne sais pas s’il s’agit d’une intégrale ou juste du tome 1. En tout cas ton article confirme que je vais certainement kiffer la lecture ^^ Merci pour ton retour de lecture.

    • De ce que j’ai déjà lu sur ton blog, oui, tu risques d’apprécier cette lecture. Je te le souhaite en tout cas 😉 Sinon oui, c’est un peu bête de ne pas la continuer mais j’ai tellement d’autres livres qui me font de l’œil. Et certains, depuis tellement longtemps qu’ils vont finir par désespérer 😉 On verra plus tard…

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