Glen Cook – « Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 3 – La Rose Blanche »

« Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 3 – La Rose Blanche » – Glen Cook – 2015 – J’ai lu

La Compagnie Noire a été décimée. Ne reste qu’une poignée d’hommes censée inverser le cours des événements. Avec l’aide de la Rose Blanche. Bien entendu. Cachée dans la Plaine de la Peur et protégée par ses étranges habitants, cette troupe dépenaillée va devoir sortir de l’ombre pour affronter ses ennemis. Puissants et redoutables. Au prix d’alliances inattendues. Et de combats épiques. La fin approche. Quelle qu’elle puisse être.

Enfin le dénouement de ce premier cycle. Enfin nous allons savoir qui, de l’ombre et de la lumière, se verra offrir puissance et pouvoir pour la nuit des temps. L’Empire, effrayant et sans pitié dirigé d’une main de fer par la Dame et ses Asservis ? Ou la Rose Blanche, déterminée et guidée par une foie inébranlable en son étoile ? Me voici donc face à une première étape. Une fin de cycle. L’apprivoisement est terminé. Dorénavant, je sais à quoi m’attendre. La Compagnie Noire m’a amadoué. Non sans mal, il est vrai Avec ses débuts hésitants. Qui furent vite oubliés, finalement.

Une constante, dans ces premiers tomes ; elle n’est pas si sombre que ça, cette Compagnie. Comme dit précédemment, de noire, elle en a surtout le nom. Ses agissements, ses prises de positions, ses états d’âme montrent que tout mercenaires qu’ils soient, ils n’en sont pas moins doués d’une humanité. A laquelle on ne s’attend pas spécialement à la lecture des divers résumés. Ce n’est pas dérangeant, finalement. Même si, pour ma part, un côté un peu plus sombre, un peu plus lugubre, moins manichéen et moins lisse, m’aurait plu. Cependant, j’ai suivi avec impatience et attention le moindre de leurs faits et gestes. Je suis tombé dans leur piège tendu. Qui fait presque du lecteur un membre de la Compagnie. Et ce fût avec un réel plaisir.

Parmi les points forts de l’ouvrage, il y a avant tout la personnalité du Toubib. Son personnage s’épaissit au fur et à mesure que vit la Compagnie. Ses questions et ses états d’âme donnent corps à une histoire qui, sans ça, pourrait être un peu banale. Il est conscient de ses faiblesses. Ne s’en détourne pas. Ses limites le guident dans ses choix et ses peurs l’obligent à avancer. C’est un narrateur riche, censé et intéressant. Les autres protagonistes gagnent aussi en personnalité. C’est assez agréable car, au fil des chapitres, on a l’impression que l’auteur se rend compte qu’il doit leur donner la place qui leur revient sans quoi son histoire prend le risque de tourner court. Il évite cet écueil. Avec bonheur. Le monde dans lequel évolue ces joyeuses troupes est également riche et savoureux. Surtout pour les étranges habitants de la Plaine de la Peur. Je regrette cependant quelques approximations mais cela ne rend pas pour autant le récit illisible.

Je serai donc heureux de me plonger dans la suite des aventures du Toubib et de ses sbires. Cependant, au vu de mes nombreuses lectures en retard, ce ne sera sans doute pas pour tout de suite. Mais je sais que je les retrouverai. Ces Annales ne seront pas perdues. Quoiqu’il advienne.

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