Glen Cook – « Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 1 – La Compagnie Noire »

« Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 1 – La Compagnie Noire » – Glen Cook – 2015 – J’ai Lu

La Compagnie Noire. Une armée de mercenaires. Sans peurs et sans reproches. Sans états d’âme non plus d’ailleurs. Mais avec un code d’honneur. Bien à eux. Ce livre est leur histoire. Leurs mémoires. Vives et sanglantes. Tenues depuis des centaines d’années, elles sont le parfait reflet de ce qu’a pu être la vie de la dernière des compagnies franches de Khatovar. Une lutte quotidienne. Pour survivre. Et par respect. De leurs engagements et de leurs allégeances.

Voici encore une lecture qu’il me tardait de commencer. J’ai acheté cet intégrale il y a déjà plus d’une grosse année et je me le réservais pour mes longues soirées d’hiver. Entre autres lectures. Bien entendu. Evidemment, l’hiver est passé. Et de nombreux autres livres l’ont dépassé, cet intégral. C’est souvent comme ça. Quand on achète presque compulsivement. Des livres. Seulement des livres. Soit, il est temps de parler de la première partie, et donc du premier tome, sobrement intitulée « La Compagnie Noire ».

Ma première impression a été un vague sentiment de crainte. Crainte de retomber sur une oeuvre décrite comme étant une référence majeure de la Dark Fantasy pour finalement découvrir un livre pauvre et fade comme tellement d’ouvrages peuvent l’être. Pour faire simple, j’ai eu peur de tomber des nues comme ce fut le cas à la lecture du premier tome de « L’épée de Vérité« . Heureusement, ce sentiment est assez vite passé. Mais les premières pages manquaient de liant. Comme si l’auteur voulait, vite fait, bien fait, installé son univers et ses personnages de façon à rapidement se lancer dans les choses sérieuses et dans le corps même de son histoire. Ce qui est risqué car on peut aisément décrocher et laisser le livre de côté. Je me suis accroché quelques chapitres et, finalement, j’ai bien fait car cette compagnie et ses frasques sont parvenus à me tenir en haleine et à me faire tourner les pages avec un intérêt croissant.

L’histoire de ce premier tome est un subtile mélange d’originalité et de classicisme. Il y a des méchants qui semble vraiment méchants. Il y a des gentils. Mais pas tant que ça finalement. Il y a des combats épiques. De la magie. Utilisée avec parcimonie. Ce qui est appréciable. De l’humour. Pas aussi fin que dans les livres d’Abercrombie mais on sourit de temps à autre. Et un héros. L’auteur de ces annales. Simplement appelé Toubib. On ne connait sans doute plus son nom mais ce n’est pas grave car, dans la Compagnie Noire, le passé ne compte pas. Il a voué sa vie à la Compagnie. Même si ces états d’âme le font parfois douter du bien fondé de certaines de leurs actions. Ou de certaines de leurs allégeances. Mais qu’importe finalement car seule la Compagnie, sa famille, lui tient réellement à cœur. Grâce à lui, nous, pauvres lecteurs, sommes les témoins de la vie et de l’histoire, sombre, de cette étrange compagnie qui offre ses services au plus offrant. Et, ce qui arrive parfois, c’est que le plus offrant représente les forces du mal et qu’il faut bien faire avec. Même si la conscience peut jouer, de temps en temps, les troubles fêtes.

En guise de première conclusion, je dirais que les personnages pourraient avoir plus d’épaisseur. Mais j’imagine que nous en apprendrons plus sur eux dans les tomes suivants. Les univers sont bien construits et on ne se perd pas dans un monde trop éclaté ou trop grand. Les scènes de la vie quotidienne sont parfois un peu mornes mais les rebondissements sont assez nombreux pour que la côté aventurier de l’histoire rompe rapidement cette monotonie. Les côtés sombres et durs ne le sont pas autant qu’attendu. Même parmi les méchants « qui sont vraiment très méchants ». Il y a de la noirceur dans le récit mais rien de lourd ou d’oppressant. C’est un peu dommage. Mais ce fût une bonne lecture. On la termine en voulant directement se lancer dans le second tome ce qui, pour moi, est signe de succès et de réussite. Donc oui, me voilà déjà plongé dans le « Château Noir ». Avec un certain plaisir, certes, mais aussi quelques attentes.

Une réflexion sur “Glen Cook – « Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 1 – La Compagnie Noire »

  1. Pingback: Glen Cook – « Les Annales de la Compagnie Noire – Tome 2 – Le Château Noir » | Une Certaine Culture

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s