Thierry Di Rollo – « Le Temps de Palanquine »

« Le Temps de Palanquine » – Thierry Di Rollo – 2017 – Le Bélial’

Délicité. Ville monstre du XXIIe siècle. Le monde est noir de suie. Et rouge de Palanquine. Cette masse, énorme, se dirige vers la Terre. Où l’extinction de l’espèce humaine est, depuis son apparition, programmée. Lockerbie, scientifique d’exception, pense qu’il est possible d’éviter cette mortelle catastrophe. En rectifiant certains événements du passé. Eleanor et John sont les derniers rectifieurs. Leurs voyages dans le temps suffiront-ils à sauver une Humanité au bord de l’abîme ?

Voici un livre vite lu. Et c’est dommage. On aurait eu envie d’avoir plus de choses à se mettre sous la dent. Car l’histoire, sans être révolutionnaire, est intéressante. La question de la finitude de l’Humanité et sa réaction face à ce fatidique constat donnent lieu à des réflexions sur l’Homme. Face à un destin si funeste, quelle solution pourrait exister pour qu’au moins l’espoir ne le quitte pas. Pour que la raison parvienne à encore guider ses pas. Comment faire pour ne pas sombrer quand l’Humanité doit,chaque jour, regarder cette incommensurable tumeur se rapprocher de la Terre ? Sur quelles ressources peut-elle encore compter quand ce lugubre compte à rebours accompagne son quotidien ? Il est question d’acceptation. De deuil, d’une certaine façon. Mais aussi de folie et de déraison.

Les personnages sont quant à eux bien définis. Chacun correspond au rôle que l’auteur a souhaité leur donner. Cela peut paraître évident mais ce n’est pas toujours le cas. Le seul petit bémol est qu’ils sont tous capables de tenir des conversations scientifiques d’assez haut niveau alors qu’ils sont loin d’être tous ingénieur ou chercheur au CNRS. Le rythme est soutenu. Les pages se tournent et la fin arrive un rien trop vite. L’auteur maîtrise son sujet et ce n’est pas pour rien qu’il est, en France, considéré comme l’un des meilleurs du genre. Je ne le connaissais pas et je serais tenté de découvrir d’autres de ses écrits.

Il s’agit donc d’un bon livre de Science-Fiction avec une catastrophe causant la fin de l’Humanité en filigrane. C’est noir, oppressant et efficace. Avec l’espoir, déchu pour certains, vivace pour d’autres, qui file entre les pages et nous rappelle que non, rien n’est jamais perdu. Sauf que…

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