David Gemmell – « Légende »

« Légende » – David Gemmell – 2000 – Milady

Une armée d’un demi-million d’hommes. Une forteresse, six remparts et quelques milliers de défenseurs. L’envahisseur nadir face au dernier bastion de résistance drenaï. Et un homme. Une légende. Un guerrier dont les exploits peuvent à eux seuls faire pencher la balance dans le camp des assiégés. Druss, ou l’espoir d’une victoire. Dros Delnoch tiendra-t-elle grâce au héros à la hache ? La lutte sera sanglante. Et sans pitié.

Comme l’indique son titre, ce livre parle d’une légende. Et il sonne comme une prophétie. Car plus de trois décennies après sa première parution, le livre en lui-même est devenu, dans le petit monde de la Fantasy, une légende. Il était donc temps que je me penche sur le sujet et en apprenne un peu plus sur les exploits de Druss et sur la bataille de Dros Delnoch.

L’auteur commence par présenter les principaux protagonistes, sans cependant trop entrer dans les détails, ce qui permet de doucement poser le contexte dans lequel l’histoire va se dérouler. Nous faisons connaissance avec les peuples qui vont s’affronter (Nadirs et Drenaïs) tout en apprenant les raisons, toutes simples, qui vont les pousser à la barbarie et à l’horreur d’une guerre sans merci. Raisons toutes simples car il ne s’agit que d’une volonté d’expansion territoriale d’Ulric, l’Empereur des Nadirs. Peu à peu, au fil des pages qui, au début, peuvent sembler trop nombreuses, nous approchons du moment crucial que sera le siège de Dros Delnoch. Siège qui, par certains aspects, fera penser à la bataille de « Fort Alamo » durant laquelle les américains ont combattu une armée mexicaine ridiculement plus forte et plus grande par le nombre de ses combattants. La question étant de savoir si le parallèle pourra se faire jusqu’au bout car la victoire mexicaine n’a souffert d’aucune contestation tant les forces en présence étaient disproportionnées.

C’est écrit simplement. L’histoire est plaisante et facile à lire. Les personnages pourraient être un peu plus complexes et l’auteur ne fait parfois qu’effleurer certains sujets alors que l’on souhaiterait en savoir un peu plus (comme l’histoire des Trente et de la Source). Mais, pour cela, il faudra, je suppose, lire les autres livres de David Gemmell. Par contre, l’histoire d’amour entre Rek et Virae me fait penser à de la littérature à l’eau de rose où les sentiments sont décrits et vécus avec une naïveté toute adolescente. C’est le principal bémol. Tout comme le manichéisme somme toute assez basique entre les Nadirs, cruels et sauvages, et les Drenaïs, sensibles et cultivés. Quoiqu’il en soit, c’est un très bon livre que je ne peux que conseiller à ceux qui, comme moi, désirent entrer progressivement dans le monde de la Fantasy. Ce livre est une référence à côté de laquelle on ne peut passer car il a grandement influencé les auteurs de la fin du vingtième siècle.

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