Frank Herbert – « Le Messie de Dune »

« Le Messie de Dune » – Frank Herbert – 2012 – Editions Pocket

Paul Muad’Did est Empereur. Il règne sur l’univers depuis sa victoire sur les Harkonnens et les Sardaukars lors de la bataille d’Arrakeen. Sans partage. Depuis Arrakis, il doit cependant faire face à de nombreux ennemis. Il sait pouvoir compter sur Chani, sa fidèle compagne, Alia, sa Révérende Mère de soeur et sur ses Fremens. Enfin, sur la plupart d’entre eux. Son règne, déjà agité, va encore devoir affronter quelques tempêtes.

9782266235815

La suite de « Dune » est, logiquement, dans la même veine. On retrouve le même monde, la même ambiance. Une partie des principaux protagonistes. Et aussi les mêmes insuffisances. Les mêmes carences. Mon sentiment général est donc sensiblement pareil après la lecture de ce « Messie de Dune » qu’après « Dune ».

Paul, l’Empereur, vit sa puissance avec un brin de culpabilité. Il sait que son pouvoir repose en grande partie sur des manipulations de masse et sur l’adoration sans limite d’une certaine frange de la population prête à tout pour suivre ce Guide Suprême. Ce qui ressemble, à s’y méprendre, avec la majeure partie des grandes dictatures de notre temps. Sauf pour la culpabilité. Enfin, à ce que l’on sache, ni Hitler, ni Mao n’ont éprouvé ce sentiment. Leurs jougs étaient plutôt caractérisés par une absence d’humanité et de compassion. Cette différence permet de rendre Paul sympathique. Ou humain. Un peu. Pas tout à fait parce qu’il vit quand même sur sa planète. Avec un léger sentiment de supériorité dû à ses pouvoirs. A sa fameuse préscience. Qu’ici non plus on arrive pas réellement à définir. Les deux premiers tomes sont, depuis récemment, classés dans la catégorie « livres lus » de ma bibliothèque, et pourtant je serais bien incapable d’expliquer clairement et efficacement ce que cette notion centrale de l’histoire représente. Dans les grandes lignes sans doute. Sans pour autant pouvoir le jurer. Cette absence de clarté rend également cet opus lourd et parfois peu lisible. De plus, on a l’impression que ce Paul, Chef des Chefs, flotte légèrement. Sorte de Guide Suprême sous substance. Que personne ne comprend.

Dans la même idée d’absence de clairvoyance, le fil rouge du livre, ce complot auquel il doit faire face, n’a, de mon avis, ni queue ni tête. Comme pour la préscience, je suis dans l’incapacité d’exposer le plan des conjurés. Ni même le réel but poursuivi. C’est brouillon. Ou alors Herbert a voulu trop en faire. Trop en écrire. Et il s’est perdu dans ses propres concepts.

Je vais lire le troisième… Sait-on jamais que je finisse par saisir le principal.

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