Léo Malet – « Le 5ème Procédé »

« Le 5ème Procédé » – Léo Malet – 1989 – 10/18

Nestor Burma est à Marseille. Il doit récupérer des lettres d’amour. Robert Beaucher, son client, prêche pour la discrétion et l’efficacité. Il sait pouvoir compter sur le célèbre détective. Malheureusement, une fois sa mission accomplie, les ennuis s’abattent sur lui. Un mort qui lui ressemble. Une mort dont il doit prendre les traits. Et des morts. En pagaille au fur et à mesure que se dénouent les fils menant à ce mystérieux 5ème procédé.

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Mon regard a d’abord été attiré par la couverture. Elle n’est pourtant pas très originale. C’est un dessin. D’un homme qui tient un révolver. Et qui semble prêt, et capable, de l’utiliser. C’est une illustration aux traits typiques. Reconnaissable entre toutes. Logique, elle est de Tardi. Le titre et le nom de l’auteur ne me disaient rien. Le vendeur, sentant la vente possible, me dit : « C’est un bon policier. Il est connu vous savez ». Les quais de la Seine et ses bouquinistes recèlent de trésors dit-on alors pourquoi pas ?

Bien entendu, Burma, je connaissais. Je n’avais cependant jamais lu de livre dont il était le héros. J’avais un vague souvenir de la série télévisée avec Guy Marchand. Sans pour autant avoir jamais vu un épisode en entier. Quoiqu’il en soit, j’ai pu apprécier la lecture de ce qui semble être l’un des meilleurs livres de la série, lauréat du « Grand Prix de la Littérature Policière » de 1948 avec, notamment, Simone Signoret et Barjavel comme jurés.

L’histoire et l’intrigue sont assez classiques. Mais le tout est bien ficelé. Le rythme est soutenu et les différents éléments de l’enquête et du récit sont efficacement agencés. C’est facile et agréable à lire. Mais ce ne sont pas là les points forts. Même s’ils ne sont, bien entendu, jamais à négliger pour un auteur qui désire se faire lire et apprécier. Ce qui est savoureux dans cette histoire, ce sont le vocabulaire et les expressions argotiques et populaires que Malet utilise avec talent et justesse. Et aussi avec un peu de piquant et de malice. Les lieux, l’atmosphère, l’ambiance sont également parfaitement reproduits. On s’imagine facilement pipe au bec, arpentant les rues de Paris et de Marseille. Et, rien que pour ça, lire les aventures de Nestor Burma peut valoir la peine.

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