Haruki Murakami – « L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage »

« L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage » – Haruki Murakami – 2014 – Editions Belfond

Tsukuru est amoureux. Pour la première fois depuis longtemps, il éprouve des sentiments forts et intenses. Pour la première fois, il envisage de s’engager. Elle s’appelle Sara. Et elle l’apprécie aussi. Cependant, elle est prudente. Avant de plus s’investir dans la relation, elle souhaite que Tsukuru fasse la paix avec ses fantômes. Qu’il affronte ses démons et lui revienne libéré du poids qui l’accable depuis tant d’années.

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Grâce à « Kafka sur le rivage », je connaissais déjà Haruki Murakami. Ce livre, que j’avais apprécié, abordait sensiblement les mêmes thèmes que « L’incolore Tsukuru… ». Raison pour laquelle je n’ai pas hésité à acheter et à lire cet ouvrage habilement mis en avant dans toutes les bonnes librairies. Je n’avais pas spécialement d’attentes. Je comptais seulement passer un bon moment avec un auteur qui m’avait déjà conquis par sa poésie et sa capacité à écrire le Japon. Sa facilité à parler de voyage et d’introspection. Tel un toqué étoilé, il manie ces différents ingrédients avec talent et finesse. Il suffit de fermer les yeux pour voyager avec lui. Pour prendre place dans les paysages qu’il décrit. Pour comprendre et vivre le contexte dans lequel progressent ses personnages.

Ce sont les sentiments qui m’habitaient après avoir lu « Kafka sur le rivage ». Malheureusement, ces sentiments sont plus mitigés cette fois-ci. Et pourtant, je suis rapidement rentré dans l’histoire. J’ai trouvé qu’elle commençait bien et j’étais impatient de connaitre la suite. La frustration était ce qui m’envahissait dès que je me voyais contraint de fermer mon livre pour répondre aux différentes obligations qui rythment une vie. Hélas, cette frustration ne m’a plus jamais quittée. Mais plus pour les mêmes raisons. Une sorte de vide s’est soudainement emparée du récit. Des liens confus se sont tissés entre les protagonistes. Des longueurs ont même fait leur apparition sans que l’on s’y attende. L’avidité et la voracité se sont peu à peu transformées en détachement et indifférence. Je suis sorti de l’histoire sans jamais pouvoir pleinement y retourner.

Je ne compte cependant pas rester sur cet échec partiel car ma première impression, avec « Kafka sur le rivage », était positive. Et, de ce que je crois comprendre, sa célèbre trilogie vaut le détour. Mon avis sera donc plus objectif après sa lecture. Pour le moment, je laisse donc vainqueur le bénéfice du doute.

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