Boris Quercia – « Tant de Chiens »

« Tant de Chiens » – Boris Quercia – 2015 – Asphalte Editions

Santiago Quinones est flic. A Santiago. Ni bon, ni mauvais, il fait son boulot. Quand son coéquipier meurt en opération, les choses prennent une mauvaise tournure. Surtout lorsque les Affaires Internes commencent à s’intéresser à ce coéquipier fraichement passé de vie à trépas. Et peut-être aussi parce qu’il accepte de tuer le beau-père d’une ancienne voisine. Violée et séquestrée. Au nom de leur ancienne amitié.

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Roman policier profondément noir dont la principale originalité est que l’histoire se passe en Amérique du Sud, au Chili et, plus précisément, à Santiago. Petite note exotique des plus agréables qu’il n’est pas habituel de rencontrer. Et c’est bien dommage car notre imagination est plus mise à profit lorsque, comme ici, les lieux décrits et les références culturelles nous sont étrangers. Cela rend la lecture encore plus plaisante.

Au niveau de l’histoire, elle n’a rien de très originale. Santiago Quinones, anti-héros par excellence, est LE flic intègre, fatigué et désabusé qui a peu d’amis, des soucis avec sa femme et, rapidement, les Affaires Internes aux trousses. Portrait déjà lu et relu dans de nombreux romans. Malgré tout, on s’attache assez facilement à ce personnage qui semble accumuler les déboires au point de presque pouvoir en faire collection. D’autant plus qu’il n’est pas le cliché du « super flic » que l’on a l’habitude de nous vendre. Il a ses faiblesses, ses blessures et elles contribuent adroitement à nous mettre dans sa poche. Enfin, dans celle de l’auteur. Et ce, même s’il n’est pas blanc comme la poudre qu’il s’envoie pour se donner du courage. Et pour simplement survivre. Encore un peu.

Au niveau du style, il est direct et sans fioritures. L’écriture de Quercia est aussi efficace que son univers est sombre et froid. Ses descriptions sont franches et précises. Pas toujours faciles à lire mais c’est bien d’un roman noir dont on parle. On ne doit donc pas s’attendre à autre chose. Et tant mieux. On sait ce qu’on achète et pourquoi on l’achète. Sans surprise. Et sans déception. Ce livre est une réussite, à ranger dans les bons polars qui ne s’embarrassent pas trop de bons sentiments.

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