Nick Hornby – « Vous descendez ? »

« Vous descendez ? » – Nick Hornby – 2005 – 10-18

Que se passe-t-il lorsque quatre personnes ayant le suicide comme projet commun se rencontrent le soir du Nouvel An ? Que se passe-t-il lorsque le hasard veut que cette rencontre ait lieu au sommet d’un des immeubles les plus mortellement célèbre de Londres à savoir, la Tour du Saut ? Survivront-elles à cette nuit ô combien propice pour mettre fin à leurs jours ou ne réchapperont-elles pas à leurs sinistres desseins ?

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Il y a Martin, ancien présentateur vedette ayant vu sa vie et sa carrière partir en lambeaux suite à une sombre histoire avec une mineure. Maureen, femme entre deux âges qui passe sa vie à s’occuper de son fils handicapé dont les réactions font malheureusement plus penser à un légume qu’à un jeune homme. Jess, adolescente rebelle à la langue bien pendue et victime d’une abominable peine de coeur. Et enfin J.J., amant et musicien raté, qui ne voit pas le bout d’un tunnel qui lui semble bien trop long.

Récemment porté à l’écran par Pascal Chaumeil (pour ce qui semble être une comédie d’une pauvreté abyssale), ce roman traite donc de la dépression et de son expression la plus radicale, le suicide. L’auteur aborde ce sujet délicat et récurrent avec humour et pudeur mais on a l’impression qu’il manque toujours un petit quelque chose pour que son histoire et ses personnages décollent réellement (sans mauvais jeu de mots). On est à deux doigts de s’attacher à ces gentils paumés sans y arriver complétement. Il faut dire que certains de leurs traits sont plus que caricaturaux ce qui les rend plus antipathiques qu’attachants. La traduction hasardeuse et parfois trop littérale augmente encore l’impression de « oui mais… » que ce roman ne peut que susciter.

Aborder ce genre de sujet en choisissant l’humour, noir ou non, comme arme principale est une idée qui n’est pas novatrice mais qui évite de tomber dans la sinistrose que de tels évènements provoquent généralement. Mais il faut alors y aller franchement. Comme, par exemple, Jean Teulé avec son « Magasin des Suicides ». Ce livre me fait un peu penser à « Mort aux Cons » de Carl Aderhold. Le titre et l’accroche sont prometteurs mais, après lecture, il ne reste pas grand chose de ce sentiment de joie et d’impatience qu’ils laissaient présager.

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