Denis Guedj – « Le Théorème du Perroquet »

« Le Théorème du Perroquet » – Denis Guedj – 1998 – Editions du Seuil

Pierre Ruche, libraire parisien à la retraite, voit sa vie prendre un tournant inattendu lorsqu’il reçoit une étrange lettre de son ami, Elgar Grosrouvre, dont il était sans nouvelle depuis 50 ans. Ce dernier, en plus de lui léguer sa bibliothèque d’ouvrages rares et précieux dédiés aux mathématiques, profite de l’occasion pour lui annoncer qu’il a résolu deux des conjectures les plus célèbres de tous les temps. Fermat et Goldbach auraient-ils trouvé leur maître ?

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Mes attentes, avant de commencer ce livre, étaient assez grandes. Je pensais me trouver en présence d’une version matheuse du « Monde de Sophie », le célébrissime livre de Jostein Gaarder dont l’objet est de présenter et de vulgariser les principaux courants philosophiques à travers les âges. Ce qui me réjouissait. Sous une forme sensiblement différente, l’ambition de Denis Guedj est similaire car, par l’intermédiaire d’une enquête policière, il brosse un tableau assez complet de l’histoire des mathématiques et de ses principales célébrités (Archimède, Pythagore, Thalès, Fermat…). Malheureusement, et contrairement à sa version philosophique, le résultat est très éloigné de mes attentes initiales. Certains chapitres sont d’une telle lourdeur que le mal de tête n’est jamais loin. En effet, les aspects purement historiques sont vraiment intéressants et on ne peut qu’accrocher aux récits dédiés à la vie de ces personnalités qui ont contribué à améliorer la compréhension et la connaissance du monde. Hélas, nombreuses sont les parties où les théorèmes et autres démonstrations sont expliqués par le menu. Ce qui rebutera de nombreuses personnes car il s’avère souvent laborieux de lire des pages et des pages d’explications mathématiques. Surtout si vous avez aussi peu la bosse des maths que moi.

Il est dommage que cela ne fonctionne pas car la démarche est louable et elle aurait pu permettre d’intéresser les jeunes (et les moins jeunes) à une matière ô combien rébarbative. Le résultat est bien différent car l’impression qui prime est que, pour bien comprendre de quoi parle l’auteur, il faudrait déjà posséder un sérieux bagage mathématique. On finit par ne plus lire ces pages qui ressemblent plus à un syllabus qu’à un roman.

Et l’histoire dans tout ça ? Et bien je dois avouer qu’elle est d’une grande pauvreté si on ne s’intéresse aux théorèmes et aux logarithmes que de très loin. Il s’agit d’une histoire policière à l’intrigue des plus basique avec une pointe d’humour assez affligeante. Les éléments mathématiques apportés au fil des pages sont censés aider le héros et sa famille à résoudre une affaire de disparition. Ceux-ci se transforment alors en monstres des maths alors qu’au début du récit c’est à peine s’ils sont capables de comprendre ce que théorème signifie. J’ai eu du mal à arriver au bout de ce livre et les maths n’en sont malheureusement pas les seuls coupables.

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